Les réunions virtuelles du Parlement sont illégales, a déclaré Kais Saied, président tunisien, mardi 29 mars. C’est au lendemain de l’annonce d’une séance plénière de cette institution prévue le mercredi 30 mars pour abolir les mesures exceptionnelles prises par le président Saied.
Pour le président tunisien, ces réunions visent à semer le désordre dans le pays. Kais Saied rappelle avoir gelé les activités l’Assemblée ainsi que son bureau. « Ces réunions ne sont que des tentatives désespérées qui n’ont aucune valeur, des tentatives pour un coup d’État », dit le président tunisien.
Il met en garde « ceux qui veulent le désordre dans le pays et ses institutions ou qui veulent s’entretuer, les prévenant qu’il y a des forces et des institutions qui les combattront ».
Dans la foulée, la Centrale syndicale tunisienne (UGTT) a dénoncé « des réunions qui visent à faire entrer le pays dans un conflit et une division politique », d’après Sami Tahri, son porte-parole.
Lundi 28 mars, le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple, instance qui regroupe la présidence du Parlement et des représentants des partis y siégeant, a organisé une réunion virtuelle. Et a annoncé la tenue d’une plénière mercredi sans préciser, si elle aura lieu en ligne ou dans son siège.
En Tunisie, le climat politique est crispé. En juillet dernier, le président Kais Saied a limogé le Premier ministre et suspendu les activités du Parlement. C’était après plusieurs mois de blocage politique. L’opposition dénonce de dérive dictatoriale.
Trésor Mutombo

