Ce lundi 23 mai, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a rejeté définitivement le dialogue national tel que voulu par le président Kais Saied. Et a décidé d’organiser une grève générale dans le secteur public et dans la fonction publique.
La date de la grève n’a pas encore été fixée, mais elle ne devrait pas dépasser le mois de juin, selon des sources locales.
D’après des médias locaux, le bureau exécutif de centrale syndicale va décréter une grève générale, en réaction au refus catégorique du chef d’Etat d’élargir la base de ses consultations et d’associer les partis politiques et toutes les organisations nationales à l’élaboration de son projet politique et constitutionnel.
Début mai, le président Kais Saied a annoncé l’instauration d’un dialogue national concernant la crise politico-économique qui secoue le pays. Il a déclaré que les discussions sur les réformes vont inclure quatre grandes organisations tunisiennes : l’UGTT, le syndicat des avocats du pays, la Fédération de l’industrie et du commerce et la Ligue tunisienne des droits de l’homme. Mais il a exclu les partis d’opposition, les qualifiant de « traîtres ».
Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu fin 2019, s’est octroyé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021 en limogeant le Premier ministre et a suspendu le Parlement dominé par le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, avant de le dissoudre en mars dernier.
Ali Maliki

