Lundi 11 juillet, l’Union européenne (UE) a appelé de nouveau à un dialogue national inclusif concernant le référendum du 25 juillet en Tunisie sur la nouvelle constitution. Et pense que seul le dialogue est la pierre angulaire de tout processus constitutionnel crédible et de la stabilité à long terme.
L’UE note des préoccupations exprimées concernant l’avant-projet publié le 30 juin et le processus de son élaboration.
« Il est essentiel de rassembler le plus large éventail possible d’acteurs politiques et sociétaux pour relever les défis politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté », a indiqué le communiqué.
L’UE continue de suivre de près le processus politique, y compris dans la perspective du vote du 25 juillet. « Nous continuons d’être aux côtés du peuple tunisien dans cette phase importante. Et nous sommes prêts à continuer à soutenir la consolidation d’un acquis démocratique, ainsi que les réformes nécessaires pour améliorer durablement la situation socio-économique », a ajouté le document.
Jeudi 30 juin, le président tunisien Kais Saied, a promulgué le projet de la nouvelle constitution qui sera soumis à un référendum du 25 juillet. Mais Sadok Belaïd, chef de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, a indiqué que la version de M. Saied n’avait rien à voir avec celle qu’il lui avait remise.
Des partis d’opposition ont appelé au boycott du référendum sur la Constitution et ont accusé le chef d’Etat tunisien de chercher à faire adopter un texte taillé sur mesure pour lui.
Ali Maliki

