La Guinée a enregistré une soixantaine de morts causées par une épidémie de diphtérie depuis le mois de juillet, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) jeudi 19 octobre.
D’après cette agence onusienne, au moins 520 cas suspects ont recensé et dix-huit confirmés. Elle rapporte que le groupe d’âge de 1 à 4 ans représente la plus grande proportion des cas signalés. La préfecture de Siguiri est l’épicentre de l’épidémie avec près de 510 cas.
Selon le communiqué de l’OMS, sur les 363 patients admis dans les centres de traitement de Siguiri, 37 (10%) sont décédés. Les autres préfectures ayant rapporté des cas sont Mandiana (13 cas), Kankan (13) et Kouroussa (2). Sur les 15 patients admis au centre de traitement de Kankan, 12 (soit 80%) sont décédés.
Face à la flambée de cas, l’OMS dit être préoccupée par la prise en charge de malades. En fait, les centres de traitement de la Guinée, d’après cette agence de l’Onu, n’ont pas la capacité en termes de ressources humaines et matérielles pour une prise en charge adéquate des cas. Cette organisation s’inquiète aussi de l’insuffisance de la couverture vaccinale par l’anatoxine diphtérique, tétanique et coquelucheuse (DTC3).
Mortelle dans 5 à 10 % des cas, la diphtérie est une infection respiratoire qui induit des atteintes du système nerveux central, de la gorge ou d’autres organes, entraînant la mort par asphyxie. Avec un taux plus élevé chez les jeunes enfants. Hautement contagieuse, sa prévention se fait par vaccin.
Voldi Nkengi

