Quelques lauréats du premier Master Class organisé à Kinshasa, capitale de la RDCongo, en novembre 2019, sont surpris d’apprendre la tenue du premier salon international de l’industrie et de l’innovation technologique. L’annonce faite par Julien Paluku, Ministre congolais de l’industrie, reconduit à son poste après le changement de gouvernement, surprend d’autant plus que les 100 jeunes congolais qui ont participé au premier Master class des innovateurs et inventeurs à Kinshasa n’ont toujours pas pu réaliser leurs projets âprement défendus devant des jurys exigeants.
«Nous avons défendu nos projets qui ont été validés et sélectionnés pour bénéficier des financements du Fonds pour la promotion de l’Industrie (FPI) et de l’Organisation de nations unies pour le développement de l’industrie (ONUDI). Nous avons appris que les fonds ont été disponibilisés. Mais jusqu’à ce jour, nous n’avons rien reçu. Entre temps, on veut encore organiser un salon international de l’industrie et de l’innovation technologique. C’est pour quoi faire, pendant que les lauréats du premier Master Class n’ont rien vu de l’aboutissement du processus du premier Master Class », se désolent quelques lauréats réunis autour d’une table, dans le bureau de l’un d’entre eux, à la Gombe.
Ils étaient au total 100 jeunes congolais dont les projets ont été retenus au premier Master class des innovateurs et inventeurs à Kinshasa, capitale de la RDCongo, en novembre 2019.
Ce concours organisé par le ministère congolais de l’Industrie a bénéficié de quelques financements. « Le FPI a débloqué deux millions USD et l’ONUDI neuf millions USD. Les projets retenus devaient répondre à deux critères : être industrialisable et commercialisable », assurent les innovateurs.
Les lauréats espèrent voir le Ministre de l’industrie, Julien Paluku, concrétiser les réalisations du premier Master Class en faveur de innovateurs et jeunes entrepreneurs congolais avant de ses lancer dans le salon international de l’industrie et de l’innovation technologique.
Selon une source proche du dossier, « une partie des fonds des innovateurs aurait été investi dans un bâtiment qui devait leur servir de bureau. Chose qui n’était pas prévue dans le projet initial », rigole elle. « Nous avons nos bureaux où nous travaillons déjà. On a besoin de voir nos projets financés et pas nous dire qu’on a construit un bureau » s’emporte un autre jeune innovateur.
Nos efforts pour avoir une réaction du ministre Julien Paluku se sont avérés vains.
Alimasi Kambale

