Jeudi 24 mars, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) a ordonné la suspension des sanctions économiques contre le Mali. Cette décision de la Cour intervient à la veille du sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur la situation politique au Mali.
« Les arguments de l’Etat du Mali sont fondés, dans la mesure où l’application des sanctions risque d’entraîner des conséquences difficilement réparables au regard de l’impact social, économique et financier », a noté le communiqué de la Cour.
Le Mali a été suspendu des organes de l’Uémoa, endossant des sanctions prises par la Cédéao comme le gel des avoirs financiers d’environ 150 personnalités liées à la junte malienne. Et surtout elle a annoncé des sanctions additionnelles qui peuvent inclure notamment des sanctions économiques et financiers.
En février dernier, Bamako a saisi la Cour de justice de l’Uémoa de deux requêtes : l’une pour demander l’annulation de sanctions illégales contre les personnalités maliennes, et une autre pour les suspendre.
Les organisations sous-régionales (Cédéao et Uémoa) sont contre le projet affiché par la junte militaire de se maintenir encore jusqu’à cinq ans à la tête du pays. Mais les autorités maliennes s’étaient initialement engagées à organiser en février les élections censées ramener les civils au pouvoir.
Joe Kashama

