Près de 580 migrants nigériens, dont des bébés et des personnes âgées qui mendient dans les rues de Dakar, capitale sénégalaise, ont été rapatriés dans leur pays. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement nigérien ce samedi 26 mars. Selon Niamey, ce n’est pas la misère qui est à la base (de ce phénomène). Mais des réseaux mafieux organisés qui procèdent à la traite et au trafic de ces êtres humains.
« Le gouvernement a donné des instructions aux services compétents, en rapport avec les autorités sénégalaises. Afin de prendre des mesures appropriées en vue d’évaluer la situation à Dakar. Ensemble, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour démanteler ces réseaux criminels afin d’endiguer ce fléau », a dit Tidjani Idrissa Abdoulkadri, porte-parole du gouvernement nigérien. Il remercie le gouvernement sénégalais pour les dispositions prises en vue du regroupement de ces personnes dans des sites sécurisés.
« Personne n’ira mendier s’il a les moyens de vivre dans de meilleures conditions. La mendicité n’est pas une bonne chose », a déclaré à l’AFP Ousmane Issoufou, l’un des rapatriés à la descente de l’avion.
La semaine dernière, un reportage d’un média sénégalais largement relayé sur les réseaux sociaux. A Dakar, des scènes montrent des hommes, des femmes et d’enfants dans le dénuement total et agissent en toute inconscience. Elles ont été diffusées à travers les réseaux sociaux. Et cela a heurté la sensibilité du gouvernement nigérien.
La partie ouest du Niger, est frappée par une grave crise alimentaire en raison de la sécheresse et des violences djihadistes. Ces dernières empêchent les paysans de cultiver leurs champs, selon les Nations unies.
Ali Maliki

