« Les responsables des violences contre les magistrats sont les justiciables d’une part et les forces de l’ordre de l’autre. Ils reprochent aux magistrats des décisions iniques, souvent motivées par la corruption », souffle à Sahutiafrica Madjissembaye Ngarndinon, journaliste tchadien.
Depuis plus d’une semaine, les magistrats au Tchad sont en grève pour exiger plus de sécurité dans l’exercice de leur fonction. Ils ont été régulièrement pris pour cible par des agents de la défense et de la sécurité malgré leur statut particulier.
La dernière agression en date du dimanche 27 mars dernier, malgré le mouvement de grève, le procureur Hissein Saleh Arabi et le juge d’instruction Galia Dogo Hassaballah ont été agressés par des soldats se présentant comme appartenant à la commission de désarmement.
« Ces agressions font suite à une fouille d’armes par une commission de désarmement », indique M. Madjissembaye. D’après lui, « le gouvernement avait autorisé le port d’armes à tous les magistrats pour leur sécurité au mois de juin 2021 après l’assassinat d’un magistrat à son lieu de travail ».
Au Tchad, les magistrats sont fréquemment molestés ou agressés. Malgré le mouvement de grève, aucune décision n’a été prise par le gouvernement pour les sécuriser.
Joe Kashama

