Vendredi 27 mai, le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé d’un an l’embargo sur les armes à destination du Soudan du Sud. Le Conseil a fermement condamné les violations des droits de l’homme passées et en cours au pays et a exprimé sa profonde préoccupation face à la poursuite des combats dans ce pays.
La résolution 2633 renouvelle également les sanctions ciblées d’interdiction de voyager et de gel des avoirs contre les individus et les entités et prolonge le mandat du Groupe d’experts, qui assiste le travail du Comité des sanctions pour le Soudan du Sud, jusqu’au 1er juillet 2023.
Les experts ont déclaré que « l’achat par le gouvernement du Soudan du Sud d’environ 25 nouveaux véhicules blindés de transport de troupes pour la police, montrés sur une photo de mars, constituait une violation de l’embargo sur les armes de l’ONU, mais que les conditions des civils se sont aggravées en raison de la violence, des inondations, des déplacements et de l’insécurité alimentaire ».
La résolution stipule que l’embargo sur les armes ne s’appliquera pas à la fourniture, à la vente ou au transfert d’équipements militaires non létaux, uniquement à l’appui de la mise en œuvre de l’accord de paix de 2018.
La résolution a été approuvée par dix des quinze membres du conseil. Alors que la Chine, la Russie, l’Inde, le Gabon et le Kenya se sont abstenus de voter sur la résolution rédigée par les Etats-Unis.
Le Soudan du Sud a demandé à plusieurs reprises la levée de l’embargo sur les armes.
Ali Maliki

