Une enquête est ouverte contre le président Cyril Ramaphosa pour violation présumée du code de l’éthique de l’exécutif, a annoncé Busisiwe Mkhwebane, médiatrice de la République en Afrique du Sud chargée de la lutte contre la corruption, mercredi 8 juin.
C’est une enquête qui s’ouvre après des révélations sur un cambriolage dans une des propriétés du président au cours duquel des millions en espèces ont été retrouvés. Le chef de l’Etat sud-africain est accusé d’avoir dissimulé un cambriolage dans une de ses propriétés, à la police comme au fisc.
La semaine dernière, Arthur Fraser, ex-chef du renseignement, a déposé une plainte contre Cyril Ramaphosa. Selon lui, le président sud-africain aurait payé des cambrioleurs, qui ont trouvé l’équivalent de 3,8 millions d’euros en liquide, après s’être introduits dans une ferme lui appartenant située au nord de Johannesburg en février 2020.
Ces accusations sont rejetées par le président sud-africain. D’après Cyril Ramaphosa, c’est une manœuvre de ses opposants politiques. Il dénonce les motivations politiques derrière cette affaire.
« Les montants avancés sont très exagérés et l’argent dérobé était issu d’une transaction financière claire liée à la vente d’animaux », s’est-il justifié.
Lundi 6 juin, le président Ramaphosa a annoncé qu’il va se présenter devant la commission « intégrité » du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir. Cette affaire du cambriolage fait grand bruit, alors que l’ANC doit décider d’ici décembre, de présenter M. Ramaphosa comme candidat pour un second mandat à la présidentielle de 2024.
Trésor Mutombo

