Le gouvernement nigérian veut mettre en œuvre la proposition de taxe de 5% sur les appels vocaux, les données mobiles et les SMS pour faire face à une crise budgétaire croissante. C’est ce qu’a annoncé Zainab Ahmed, ministre nigériane des Finances jeudi 11 août.
Elle rappelle que le droit d’accise de 5% a été documenté dans la loi de finances 2020, mais n’a jamais été mis en œuvre.
« Désormais, les droits d’accise de 5% seront perçus par les opérateurs de télécommunications et payés au gouvernement sur une base mensuelle, au plus tard le 21 de chaque mois », a dit Mme. Ahmed.
Elle souligne que l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances avant que le président Muhammadu Buhari ne le signe. « De nombreux pays d’Afrique subsaharienne tels que la Tanzanie, l’Ouganda, le Malawi, le Kenya, le Rwanda, le Ghana et le Burundi imposent actuellement des droits d’accise sur les services de télécommunication allant de 5% à 20%. De ce fait, le Nigeria ne devrait pas faire exception », a-t-elle ajouté.
Début août, le ministre des Communications, Isa Pantami, a demandé au gouvernement de reconsidérer la taxe au motif qu’elle pourrait ralentir l’expansion de l’un des secteurs à la croissance la plus rapide du pays.
Le Nigeria a l’un des ratios impôts/PIB les plus bas au monde, à 6 % en 2019, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques. Le gouvernement a généré 3,8 milliards Usd de revenus au cours des quatre mois jusqu’en avril, contre plus de quatre milliards Usd de paiements au titre du service de la dette pour la période.
Ali Maliki

