Afrique du Sud : le ministre des Finances auditionné pour une affaire d’harcèlement sexuel

Jeudi 18 août, Enoch Godongwana, ministre sud-africain des Finances, a été auditionné par la police après qu’une affaire d’agression sexuelle a été ouverte contre lui. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement une masseuse dans un hôtel du parc national Kruger pendant ses vacances au début de ce mois. 

Le dirigeant de l’ANC, parti au pouvoir a nié les allégations, mais n’a pas parlé davantage de la question.   

« Le ministre Godongwana nie catégoriquement cette allégation. Au moment de l’incident présumé, le ministre était dans sa chambre avec sa femme, qui a déclaré que ces allégations ne sont pas fondées », a déclaré Mfuneko Toyana, son porte-parole. 

La police sud-africaine a pris toutes les déclarations nécessaires. « Nous avons obtenu toutes les déclarations nécessaires sans divulguer ce que nous avons. Nous l’avons porté à l’Autorité nationale des poursuites ce lundi, et nous attendons leur feu vert », a dit Selvy Mohlala, porte-parole de la police sud-africaine. 

Il indique que le dossier été renvoyé à la police, avec pour instruction d’obtenir une déclaration d’avertissement de la personne éminente. « Nous obtiendrons la déclaration de disponibilité de cette personne, si elle est dans les parages, car nous ne savons pas où elle se trouve », a-t-il ajouté. 

De voix s’élèvent pour appeler Enoch Godongwana à se retirer suite à cette allégation de harcèlement sexuel portée contre lui. 

« Ainsi, les gens comme votre Enoch Godongwana doivent se retirer parce qu’il doit montrer qu’en tant que leader de la société et dirigeant de l’ANC, il prend la lutte des sexes au sérieux. Il doit se retirer et permettre aux tribunaux de suivre leur cours sans mêler le nom de l’ANC et de la VBG dans une phrase », a lâché Thuthukile Zuma, membre de l’ANC et fille de l’ancien président Jacob Zuma. 

Pendant ce temps, l’EFF, parti d’opposition affirme que Godongwana aurait démissionné avec effet immédiat s’il respectait les femmes. 

« Si le président Cyril Ramaphosa, avait pu faire semblant de respecter son serment d’office, il aurait limogé son ministre des Finances. Mais l’Afrique du Sud est gouvernée par la saleté patriarcale et misogyne qu’elle intègre dans tous les aspects de notre société », a souligné le parti dans un communiqué.

Ali Maliki 

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