L’Ethiopie dit être prête à discuter avec le Soudan et l’Egypte sur la question controversée du barrage du Nil sous la médiation de l’Union africaine. C’est ce qu’a indiqué Yibeltal Aemero, ambassadeur d’Ethiopie à Khartoum, capitale du Soudan, lors d’une conférence lundi 29 août.
Selon le diplomate éthiopien, Addis-Abeba est convaincu que toutes les questions peuvent être résolues par le dialogue et les négociations.
Lancée en 2011, la construction du Grand barrage de la renaissance éthiopienne divise. Si l’Ethiopie attend de ce projet la production de plus de 6.000 MW d’électricité, l’Egypte et le Soudan, deux pays situés sur le bassin du Nil, craignent que ce barrage n’affecte leur part des ressources en eaux.
Malgré la crainte de ses voisins, Addis-Abeba avance dans son projet. Le 12 août dernier, le gouvernement a annoncé l’achèvement de la troisième phase du remplissage du GERD.
« Le troisième remplissage du GERD avait été réalisé avec succès sans nuire au Soudan ni effets négatifs sur les deux pays en aval (le Soudan et l’Egypte) », a indiqué M. Aemero.
Le Soudan a proposé une médiation composée des Nations Unies, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de l’UA sur la question du GERD. Mais l’Ethiopie rejette le dialogue sous ce format.
Joe Kashama

