Samedi 26 novembre, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), et le Parti communiste sud-africain (SACP) ont organisé devant la Cour constitutionnelle à Johannesburg une protestation contre la libération annoncée de l’assassin du militant anti-apartheid Chris Hani, tué par balles en 1993.
« Même s’il quitte la prison, il doit savoir que les Sud-Africains ne sont pas contents », a affirmé à la presse un haut responsable de l’ANC, Panyaza Lesufi, en ajoutant qu’il y aurait d’autres manifestations lors de la libération de Janusz Walus, l’immigré polonais lié à l’extrême droite afrikaner qui avait abattu le très populaire secrétaire général du SACP et haut responsable de l’ANC le 10 avril 1993.
« Nous avons le droit de lui affirmer qu’il a assassiné notre héros, il doit le savoir », a ajouté Panyaza Lesufi tandis que des dizaines de manifestants protestaient pacifiquement devant la Cour constitutionnelle qui a annoncé lundi la prochaine libération de Janusz Walus, aujourd’hui âgé de 69 ans. Il avait été condamné à mort, mais l’abolition de la peine de mort en 1994 avait commué sa peine en réclusion à la perpétuité.
« Évidemment, je suis scandalisé, c’est très clair », affirmait devant la Cour « constitutionnel Lenin Mpesi.
« Je ne vois pas pourquoi ce Walus devrait être libéré », ajoutait ce militant du SACP qui a annoncé son intention de contester légalement la mesure de mise en liberté qui devrait être effective dans les prochains jours.
La Rédaction

