Près de 8,8 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire en Éthiopie, et des centaines autres frappées par la sécheresse dans la partie sud, selon les Nations unies.
Dans un rapport diffusé lundi, OCHA, l’agence humanitaire de l’ONU estime que la situation peut s’empirer dans cette région dévastée par la guerre. « La pause temporaire de l’aide alimentaire au Tigré impacte négativement des taux de malnutrition déjà élevés », déplore l’OCHA.
L’agence onusienne craint « une dégradation de l’insécurité alimentaire parmi les groupes vulnérables de la population, après la suspension des distributions de nourriture à cause de signalements d’importants détournements de l’aide alimentaire humanitaire au Tigré ».
Quelque 20 millions de personnes en dépendent de l’aide alimentaire en Éthiopie. En juin, le Programme alimentaire mondiale (PAM) des Nations unies et USAID, l’agence américaine de développement, ont suspendu leur aide alimentaire au deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, estimant qu’une large part de la nourriture était détournée.
En avril, les admissions pour malnutrition sévère au Tigré ont augmenté de 196% par rapport à l’an dernier, selon le même rapport qui pointe que ces chiffres peuvent être partiellement attribuables à un meilleur accès aux installations sanitaires.
L’OCHA note une hausse de 15% des admissions pour malnutrition aiguë entre janvier et avril dans tout le pays, par rapport à la même période en 2022.
Mervedie Mikanu

