Alger a, dans un communiqué publié mardi 1ᵉʳ août, mis en garde contre les conséquences d’une intervention militaire étrangère pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, où des militaires ont renversé le président Mohamed Bazoum.
« Ce retour à l’ordre constitutionnel doit être réalisé par des moyens pacifiques qui éviteraient au Niger frère et à l’ensemble de la région une aggravation de l’insécurité et de l’instabilité, et à nos peuples davantage de vicissitudes et de tragédies », rapporte le communiqué de la diplomatie algérienne.
L’Algérie indique « renouveler son profond attachement au retour de l’ordre constitutionnel au Niger et au respect de l’État de droit, de même que le gouvernement algérien réaffirme à cet égard son soutien à Monsieur Mohamed Bazoum en tant que président légitime de la République du Niger.
Lundi, les autorités du Burkina Faso et du Mali ont averti, dans une déclaration commune, que toute intervention militaire au Niger pour réinstaller le président Mohamed Bazoum au pouvoir équivaudrait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali.
Le mercredi 26 juillet, le chef de la Garde présidentielle, le général Abdourahamane Tchiani, a mené un coup d’État militaire qui a renversé le régime du président nigérien Mohamed Bazoum, détenu dans le palais présidentiel depuis lors.
Raymond Nsimba

