La Cour constitutionnelle va rouvrir le 21 août prochain l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo qui met en cause l’opposant Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre devenu sénateur.
Deogracias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo et l’homme d’affaires sud-africain. Christo Grobler. Ces trois personnalités sont poursuivies pour détournement présumé de fonds destinés au projet pilote du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, lancé en grande pompe en 2014 par le régime du président Joseph Kabila.
Selon le document annonçant l’ouverture de ce procès, publié dans la soirée du jeudi 17 août, la plus haute Cour indique qu’elle va siéger en matière répressive.
Ce dossier, ouvert en depuis 2021 après une enquête de l’Inspection générale de Finances (IGF) dénonçant la débâcle autour de ce projet destiné à s’implanter dans tout le pays, a connu plusieurs rebondissements.
D’abord à cette même cour qui s’est initialement déclarée incompétente à juger un ancien Premier ministre. Ensuite, la Cour de cassation s’est dessaisie du dossier pour les renvoyer à la case départ (à la Cour constitutionnelle). Cette fois, cette cour composée d’un nouveau bureau s’est déclarée comme seule institution compétente à juger le président de la République et le Premier ministre durant ou après l’exercice de leur mandat.
Mais pour l’ancien chef du gouvernement, ce revirement est une preuve de l’acharnement du pouvoir en place pour l’éliminer de la course à la présidentielle de 2023 où il est candidat déclaré.
Joe Kashama

