Les Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, se sont déclarées ouvertes à une longue trêve avec l’armée dans un communiqué publié dimanche 27 août.
Dans ce texte, le général Hemetti présente sa vision d’un « Soudan ressuscité ». Il s’agit d’une initiative qui pourrait relancer les efforts à tenir des pourparlers directs entre les belligérants.
« Les efforts visant à mettre fin à cette crise prolongée doivent viser à parvenir à un cessez-le-feu durable, associé à des solutions politiques globales qui s’attaquent aux causes profondes des guerres au Soudan », indique le communiqué.
Dans le cadre de son plan, le chef de RSF a engagé ses hommes à « respecter des principes précédemment évoqués tels qu’un régime fédéral et multiculturel, des élections démocratiques et une armée unique ».
Cette déclaration intervient après l’arrivée dimanche du chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhan, à Port-Soudan, pour son premier voyage hors de la capitale depuis le début des combats. En fait, les deux parties ont dirigé le pays ensemble depuis le renversement d’Omar al-Bashir en 2019 et l’expulsion des politiciens civils du gouvernement lors d’un coup d’État en 2021.
Les deux camps se reprochent mutuellement d’avoir déclenché la guerre le 15 avril, après des semaines de tensions sur l’intégration de leurs troupes en une seule force dans le cadre d’une transition vers la démocratie. Les RSF et les milices alliées ont également été accusées de nettoyage ethnique au Darfour occidental.
Au Soudan, les politiciens pro-démocratie ont mis en garde Burhan contre l’annonce d’un nouveau gouvernement, affirmant que cela inciterait RSF à former une autorité parallèle. Les médiateurs régionaux semblent accepter le rôle futur des soldats dans un gouvernement de transition.
Josaphat Mayi

