Une mystérieuse maladie, dont l’origine n’est pas encore connue, a fait déjà fait dix morts dans la région de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, selon une source hospitalière.
Il s’agit d’enfants âgés entre 5 à 12 ans, confie Emmanuel Kouamé N’guessan, chef du village Niangban, cité par l’AFP. Ils ont été victimes de fortes de « convulsions », de « diarrhées » et de « vomissements ». Les victimes ont sombré dans le coma avant de décéder.
D’après une source médicale, jusqu’à 76 personnes ont été hospitalisées au CHU de Bouaké. Mais la majorité de patients a quitté l’établissement de santé. Seules neuf d’entre eux sont encore sous surveillance. Parmi lesquels, une personne placée en réanimation et deux femmes enceintes.
Célestin Kouadio Koffi, proche du chef, rapporte que les rumeurs qui bruissent, une bouillie des maïs serait à l’origine de la contamination.
Selon la mère de la première victime, son fils a d’abord eu envie d’aller aux toilettes. « Il a commencé à vomir quand je lui ai donné le médicament qu’on m’a donné à l’hôpital de Djébonouan. Nous sommes retournés à l’hôpital et ces gens nous ont dit d’aller au CHU de Bouaké, c’est là-bas qu’il est mort à l’âge de trois ans », a-t-elle raconté à l’AFP.
Une enquête a été ouverte à la suite de ces décès causés par une mystérieuse maladie. Ce qui n’est pas une première dans cette région. Aux mois de décembre et janvier derniers, au moins seize personnes originaires du village de Kpo-Kahankro, à 20 km de Niangban, sont mortes à la suite d’une mystérieuse maladie.
Si les villageois avaient accusé en premier lieu un fétiche d’être à l’origine d’un mal mystique, le ministère de la Santé avait conclu à une contamination au clostridium. C’est une bactérie retrouvée sur un fétiche enterré dans le village. Cinq personnes avaient été condamnées à cinq ans de prison dans cette affaire.
Voldi Nkenge

