Comment mobiliser des ressources pour la biodiversité en RDC ? Cette question a fait l’objet des échanges à la première réunion du Comité consultatif sur la mobilisation des ressources en faveur la biodiversité, lancée par Eve Bazaiba, ministre congolaise de l’Environnement, à Kinshasa, capitale congolaise.
Ces assises vont durer cinq jours. Pour Mme Bazaiba, cette rencontre constitue une voie de solution à la problématique du financement de ce Cadre mondial tel que décidé à Montréal. Elle appelle à « mettre sur pied une stratégie de mobilisation des ressources fondée sur la base d’un partenariat public-privé novateur pour financer la préservation et la conservation de la biodiversité ».
David Cooper, secrétaire exécutif du Comité consultatif, affirme que cette réunion reflète l’importance que la RDC accorde à la question de mobilisation des ressources en faveur de la biodiversité.
Comment mobiliser ces ressources ? « Il faut privilégier le partenariat Nord-sud, notamment la création d’un objectif commun entre les pays développés et en voie de développement d’une part, et entre la société civile, les peuples autochtones et les communautés locales, les entreprises, les femmes, les jeunes et les autres parties prenantes d’autre part, à l’horizon de la tenue de la COP16 », a-t-il préconisé.
En fait, le principe du Cadre mondial, adopté lors de la 15ᵉ session de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations-Unies sur la diversité biologique (Cop15) tenue à Montréal au Canada, prévoit la restauration d’au moins 30% des écosystèmes terrestres et maritimes d’ici à 2030. Mais aussi la création, sur demande de la RDC, d’une nouvelle branche de financement dédié à l’application de cet accord historique de kunming-Montréal.
À Montréal, les négociations avaient été marquées par un long marchandage entre le nord et le sud. Plus d’ambitions écologiques en échange de plus de subventions internationales. Le texte avait approuvé l’objectif pour les pays riches de fournir au moins 20 milliards de dollars par an d’ici à 2025 et au moins 30 milliards de dollars par an d’ici à 2030. Et, les pays, à la Cop 15, avaient adopté le mécanisme de planification et de suivi commun avec des indications précis.
Sans doute, c’est après des enseignements tirés de l’échec de l’accord de 2010 à Aichi au Japon.
Mervedie Mikanu

