Après son décès à Casablanca, au Maroc, de suite d’une longue maladie, Edingwe Mapina Louis, légende du catch congolais, a été inhumé à Kinshasa, dimanche 2 mars.
Kinshasa. Esplanade du palais du peuple. Le décor est planté en fin de matinée. En provenance de l’hôpital du cinquantenaire, la dépouille mortelle de la légende du catch congolais débarque. Son cercueil drapé de couleurs nationales bleue, rouge et jaune est déposé au lieu de cérémonie de derniers hommages devant plusieurs autorités, notamment le ministre des Sports, Didier Budimbu.
Arrivé quelques heures après, le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, vêtu d’une veste noire partout, a rendu hommage à la légende du catch congolais. Le chef de l’État s’est incliné devant la dépouille et a déposé une couronne de fleurs, avant de présenter ses condoléances à la famille du défunt.
En tête de la communauté des sportifs, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a salué dans son éloge funèbre la carrière de l’ancien catcheur. Le patron du sport congolais a, ensuite, déposé les gerbes de fleurs devant le cercueil drapé du catcheur congolais avant de faire le tour de la dépouille mortelle du catcheur, affirmant que son parcours était « une source d’inspiration ».
Décédé en janvier dernier après son évacuation par le ministère des Sports le 12 décembre 2024, la dépouille d’Edingwe Mapina a été rapatriée le 24 février à Kinshasa en provenance de Casablanca au Maroc. Né à Kinshasa, Edingwe a passé son enfance et sa jeunesse dans la commune de Matete. Il s’est lancé dans le catch dans les années 1970. Le dénommé « Moto na ngenge » s’est fait un nom grâce à son style unique et sa façon de faire.
À l’issue de la cérémonie, une plaque commémorative a été présentée pour lui rendre hommage et sera installée au monument des artistes, à la Place Victoire, dans la commune de Kalamu.
Josaphat Mayi

