Lundi 31 mars, le président congolais Félix Tshisekedi a, lors du lancement au table ronde sur l’appropriation du Genocost, annoncé que plus de 10 millions de morts ont été enregistrés au cours de ces dernières décennies, en raison du rôle du Rwanda et du M23, dans les violences perpétrées dans l’est de la RDC.
Kinshasa, capitale congolaise abrite du 31 mars au 03 avril 2025, une table ronde sur l’appropriation du génocide congolais pour la promotion de la culture de la paix (Genocost). Ces assises, placées sous le « haut patronage » du président Félix Tshisekedi sont organisées par la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR) en collaboration avec le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Lors de son lancement, le président Félix Tshisekedi a dénoncé le « génocide congolais », insistant sur le fait que cette tragédie ne doit plus être ignorée. « La RDC a une histoire riche mais profondément complexe. Au-delà de son visage le plus connu, celui d’un pays aux ressources naturelles abondantes, se cache une réalité sombre, souvent méconnue ou volontairement ignorée. Plus de 10 millions de vies humaines, innocentes, brutalement fauchées par une violence systématique et cyclique visant des communautés entières », a rappelé le président congolais.
En fait, le but de cette table ronde est de rassembler les fils et filles de la RDC. C’est pour afin d’œuvrer pour la reconnaissance du génocide congolais, avec plus de 10 millions de morts enregistrés dans l’est du pays. Pour cette table ronde, le thème retenu est : « Engageons-nous à l’appropriation du GENOCOST et la reconnaissance internationale du génocide congolais pour la culture de la paix ». Pour Félix Tshisekedi, cette table ronde pourrait aboutir à une stratégie nationale efficace pour obtenir la reconnaissance internationale du génocide commis en RDC et pour consolider une paix durable.
« Face à ces crimes atroces, longtemps ignorés ou minimisés par la communauté internationale, la vérité commence enfin à émerger. Ces actes atroces, perpétrés directement ou indirectement par certains pays voisins, en particulier le Rwanda, à travers des forces négatives qu’ils créent, ne laissent plus aucun doute quant à l’existence d’un véritable génocide dans chacun de ces tragiques épisodes. Notre marche vers la vérité et la paix est semée d’embûches politiques, diplomatiques et idéologiques, mais elle est nécessaire et irréversible. Elle est portée par la résilience d’un peuple déterminé à triompher des ténèbres pour bâtir un avenir de paix, de justice et de dignité. Et nous devons tous y travailler. En ouvrant officiellement cette table ronde, je nous invite tous à être à la hauteur de cette responsabilité historique», a dit Félix Tshisekedi.
Depuis plusieurs décennies, la RDC est à l’origine des conflits sur le terrain national. Des femmes et les enfants, subissent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme. C’est à travers des massacres et viols à grande échelle, des exécutions sommaires et assassinats ciblés. Depuis, une journée nationale de commémoration du GENOCOST a été instituée par la loi n°22/065 du 26 décembre 2022. C’est dans le but de rendre hommage aux victimes et aux personnes, qui leur ont rendu secours et assistance.
Josaphat Mayi

