En RDC, le président Tshisekedi a, lors de la réunion des Conseil des ministres, assuré que « plus aucune suspension de mandataires publics, notamment les directeurs généraux des entreprises du portefeuille de l’Etat, ne pourra se faire sans son feu ».
Pour le chef de l’État congolais, il est temps de mettre de l’ordre. Dans sa communication, il a dénoncé les conflits d’autorité et l’instabilité que provoquent ces mesures précipitées au sein des entreprises publiques. Toute suspension devra désormais être autorisée « formellement » par lui, a précisé le compte-rendu officiel lu par le porte-parole du gouvernement.
Sans remettre en cause les cadres légaux existants, cette nouvelle règle vise à renforcer la cohésion, garantir la transparence et assurer le bon fonctionnement des structures publiques. En clair, c’est une recentralisation du pouvoir disciplinaire, pour éviter les dérives.
Cette prise de position intervient alors que les dernières semaines ont été marquées par plusieurs suspensions controversées, décidées unilatéralement par certains ministres. Des décisions parfois contestées, mal justifiées, voire contraires aux procédures légales.
Ephraïm Kafuti

