Combattre les changements anticonstitutionnels. C’est l’une des priorités du président nigérian Bola Tinubu, désigné à la tête de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédéao) à l’issue de sa 63e session ordinaire.
Pour lui, l’Afrique de l’ouest doit lutter contre la course au pouvoir. « Nous ne permettrons pas qu’il y ait coups d’Etat après coup d’État en Afrique de l’ouest. Nous en avons besoin pour être un exemple pour le reste de l’Afrique et du monde », a déclaré le président nigérian.
Par la même occasion, le président Bola Tinubu indique que « la démocratie reste la meilleure forme de gouvernement, malgré qu’elle soit difficile à gérer ». Il évoque la situation au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, théâtres putschs entre 2020 et 2022.
La commission de la Cédéao exhorte les juntes de ces pays cité à respecter les délais convenus pour remettre le pouvoir aux dirigeants civils. Car, au cas-où, le temps pour la transition échoue, les sanctions majeures seront infligées aux responsables.
De Bamako, en passant par Conakry jusqu’à Ouagadougou. L’Afrique de l’ouest a fait face à une recrudescence des coups d’Etat militaire. Le 18 août 2020, tout a commencé à Bamako. Ce jour-là, le colonel Assimi Goïta et ses hommes renversent le président Ibrahim Boubacar Keïta, décédé le 16 janvier dernier avant d’écarter Bah N’daw, colonel à retraite, qui a été désigné président de la transition.
En Guinée, Alpha Condé est passé d’opposant historique adulé à un président contesté jusqu’à sa chute le 5 septembre 2021. Pourtant, le président Alpha Condé était réélu pour un troisième mandat. C’était à l’issue d’une présidentielle sous tension. Au Burkina Faso, l’histoire ressemble de près à celle du Mali. Sauf que c’est un putschiste, qui a renversé un autre. Le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a déposé le colonel Paul-Henri Damiba, tombeur du président Christian Kaboré.

