Les sanctions économiques imposées au Mali, en janvier dernier, restent maintenant. La Guinée devra présenter un chronogramme de la transition, alors qu’au Burkina Faso, la durée de la transition est jugée trop longue. Telles sont les décisions du sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédao) qui a eu lieu vendredi 25 mars.
Au Mali, l’institution sous régionale veut une transition de douze à seize mois avant la tenue d’élections censées ramener les civils au pouvoir. Pourtant, la junte malienne a présenté un chronogramme de trente-six mois de transition. Jeudi, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uméoa) a exigé la suspension des sanctions imposées au Mali.
Si les sanctions maliennes sont maintenues, l’organisation ouest-africaine a menacé de sanctionner la Guinée si elle ne présentait pas de « chronogramme acceptable pour la transition », « au plus tard le 25 avril », rapporte le communiqué de la Cédéao. « Passé ce délai, des sanctions économiques et financières entreront immédiatement en vigueur », précise le communiqué.
La junte militaire est, quant à elle, appelée à libérer le président Christian Kaboré, évincé le 24 janvier dernier, de « façon inconditionnelle et sans délai ». La Cédéao exige aussi la présentation d’un chronogramme acceptable de la transition. L’organisation sous régionale se réserve le droit de sanctionner les autorités burkinabè.
Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée ont été le théâtre de coups d’État militaires depuis août 2020. Le Mali a même vécu deux putschs en l’espace de neuf mois. La Cédéao, qui fait pression sur les juntes, espère à un retour à l’ordre constitutionnel.
Joe Kashama

