Atterri à Washington depuis le début de cette semaine pour un voyage de travail, Cyril Ramaphosa, président sud-africain a rencontré son homologue américain Donald Trump ce mercredi 21 mai.
La visite du président Cyril Ramaphosa à Washington est destinée à «réinitialiser et raviver les relations bilatérales entre l’Afrique du Sud et les États-Unis». L’une des priorités de cette visite de quatre jours, selon le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, est de protéger les emplois, accroître l’économie et ouvrir les opportunités d’emploi.
L’Afrique du Sud souhaite, notamment pour ses exportations de voitures et d’agrumes, maintenir l’accord commercial AGOA (African Growth and Opportunities Act) qui permet un accès préférentiel au marché américain à de nombreux pays africains et doit être renouvelée cette année. Composée de quatre ministres en plus du chef d’État, la délégation sud-africaine, craint particulièrement les taxes douanières des États-Unis.
Il s’agit du deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine. Le président Ramaphosa à encourager également Donald Trump à participer au sommet du G20 à Johannesburg en novembre, que le président américain menace de boycotter.
Depuis des mois, l’ Afrique du Sud est ciblée par l’administration de M. Trump et son premier cercle où figure le natif de Pretoria Elon Musk. Ils lui reprochent un prétendu « génocide » visant les descendants des premiers colons européens ainsi que la plainte sud-africaine pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice. La semaine dernière, l’administration Trump a accueilli environ 50 Afrikaners. C’était après avoir affirmé que la minorité blanche était menacée dans ce pays à majorité noire.
Avec un taux de chômage d’environ 32%, la croissance économique et la création d’emplois sont prioritaires pour le gouvernement de M. Ramaphosa. Ce dernier cherche à affirmé également que les accusations sur un présumé génocide des Afrikaners sont «manifestement fausses».
Josaphat Mayi

