Lundi 21 mars, Cyril Ramaphosa, président sud-africain, a condamné l’héritage du colonialisme et de l’apartheid lors d’un discours à l’occasion de la journée des droits de l’homme. Il appelle à un nouveau consensus pour mettre fin à la pauvreté, aux inégalités et au chômage.
« Nous ne pouvons gagner la guerre contre la pauvreté, les inégalités et le chômage que si nous débarrassons notre société des maux qui continuent de freiner nos progrès. Ces maux comprennent la criminalité, la toxicomanie, la violence sexiste, les dommages aux infrastructures essentielles et la violence dans nos écoles », a déclaré le chef d’Etat sud-africain.
Il s’indigne que la corruption à obliger le peuple de payer pour des services qui sont ses droits. « Nous avons vu comment la corruption et l’incompétence ont eu ensemble un impact dévastateur sur la prestation de services, en particulier pour les plus vulnérables de la société. La corruption et la captation de l’Etat ont érodé les droits de l’homme, affaibli les institutions de l’Etat et sapé l’Etat de droit », a-t-il ajouté.
La Banque mondiale estime que l’Afrique du Sud est l’un des pays les plus inégalitaires au monde, avec l’écart de revenu le plus marqué entre les riches et les pauvres en Afrique.
« Si vous êtes noir en Afrique du Sud et en particulier, une femme noire, vous êtes plus susceptible d’être pauvre, de vivre dans un endroit pauvre, d’être au chômage, d’avoir un niveau d’éducation inférieur et de ne pas avoir de biens comme la terre. L’héritage du colonialisme et de l’apartheid continue de renforcer les inégalités dans de nombreux domaines, et annuler ces effets a été une tâche capitale. Notre lutte pour la liberté vise fondamentalement à améliorer la vie de notre peuple », a-t-il conclu.
La Rédaction

