Ce mardi, plusieurs centaines de médecins hospitaliers ont manifesté à Nairobi, capitale du Kenya, pour exiger des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail, malgré l’interdiction des autorités.
Ils sont en grève depuis 28 jours à l’appel du syndicat des médecins du Kenya (Kmpdu) et celui de personnels soignants. Une situation qui affecte les hôpitaux publics du pays.
Malgré les avertissements des autorités, les praticiens vêtus de blouses blanches ont défilé de l’hôpital Kenyatta jusqu’au ministère de la Santé, exprimant leur détermination à ne pas fléchir. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Solidarité pour toujours » et ont affirmé que leurs patients leur manquaient.
Face aux difficultés rencontrées, le secrétaire général adjoint du KMPDU, Dennis Miskellah, a indiqué que les efforts du gouvernement étaient insuffisants pour répondre aux attentes des professionnels de santé. Le président William Ruto a quant à lui rappelé la nécessité de gérer les déficits budgétaires. « Nous ne pouvons pas continuer à dépenser l’argent que nous n’avons pas », avait déclaré le président Kényan dimanche dernier.
Malgré une proposition de la Direction du Service Public incluant le paiement d’arriérés de salaires et l’embauche de médecins internes, les négociations sont dans l’impasse. Le Kmpdu réclame l’application d’un accord précédent datant de 2017, visant à résoudre des problématiques similaires ayant paralysé le système de santé public.
La situation actuelle, marquée par des salaires insuffisants et des conditions de travail difficiles, contribue à un exode des médecins kényans vers d’autres pays, dégradant la situation sanitaire au Kenya.
Malgré les défis et les tensions persistantes, les médecins restent déterminés à obtenir des changements significatifs pour améliorer la qualité des soins et les conditions de travail dans les hôpitaux publics kényans.
Ben Tshokuta

