A quand la tenue des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali ? « La phase de stabilisation doit atteindre un point de non-retour, un point suffisamment stable pour pouvoir organiser des élections », a déclaré Choguel Maïga, Premier ministre malien de la transition, dans un discours diffusé à la télévision publique.
Et jusque-là, aucune date n’a été annoncé pour la tenue des élections. M. Maïga affirme que « la stabilité ne serait possible qu’après la fin du dialogue national lancé le 31 décembre par le colonel Assimi Goïta, chef de la junte ». Pour lui, ceux qui, à l’intérieur du pays, réclament la tenue d’élections le plus tôt possible servent les intérêts des ennemis du Mali. Il dénonce la « naïveté démocratique ».
Mercredi 11 avril, les autorités maliennes ont suspendu, jusqu’à nouvel ordre, les activités de partis et associations politiques. Le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, justifie cette décision par un dialogue national initié le 31 décembre par le colonel Assimi Goïta, chef de la junte.
Au Mal, théâtre de deux putschs, cette décision est perçue comme une nouvelle restriction à toute expression d’opposition ou de dissidence de la part de la junte.
Le 31 mars dernier, plusieurs partis et organisations de la société civile avaient, dans une déclaration commune, exigé des militaires une « concertation rapide et inclusive » pour la tenue de la présidentielle dans « les meilleurs délais », évoquant « un vide juridique » suite au non-respect de l’échéance du 26 mars.
La Rédaction

