Ce mercredi 23 juillet, l’Ong Human rights watch (HRW) a appelé les autorités de la transition de libérer Mohamd Bazoum, en détention depuis son éviction.
M. Bazoum est détenu avec son épouse Hadiza dans une aile du palais présidentiel, dont il n’est jamais sorti depuis deux ans selon ses avocats. Elu en 2021, il n’a pas démissionné. « La junte militaire du Niger affiche son mépris pour l’État de droit chaque jour qu’elle maintient l’ancien président Mohamed Bazoum et son épouse en détention », a affirmé Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur le Sahel à HRW, citée dans le document.
Quelques mois après le putsch, la junte a annoncé son intention de maintenir le président déchu pour « complot d’atteinte à la sécurité et l’autorité de l’Etat » et « crime de trahison », ce dernier chef d’accusation étant passible de peine de mort selon les avocats de M. Bazoum.
En juin 2024, la Cour d’État du Niger, une juridiction créée par le régime militaire, a levé son immunité présidentielle, ouvrant la voie à un éventuel procès. Mais à ce jour, M. Bazoum ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire.
Ses avocats ont engagé plusieurs procédures auprès d’instances internationales, notamment devant la Cour de justice de la Cedeao – organisation que le Niger a quittée – et l’ONU, qui ont toutes deux jugées sa détention « arbitraire » et exigé sa libération.
« Les abus contre Mohamed Bazoum ont entraîné les pratiques d’une junte militaire qui a réprimé l’opposition politique, la dissidence pacifique et les médias, et qui semble avoir l’intention de consolider son pouvoir, y compris en retardant la transition vers un régime civil ainsi que la tenue d’élections crédibles, libres et équitables », conclut HRW.
AFP/Sahutiafrica

