Jeudi 31 août, le président Nigérian Bola Tinubu, président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao), a proposé une durée de transition de neuf mois à la junte militaire au pouvoir au Niger.
Il s’agit d’une proposition mise en œuvre au Nigeria en 1999. « Le président ne voit pas de raison que cela ne puisse pas se reproduire au Niger, si les autorités militaires sont sincères », a rapporté le communiqué de la présidence Nigériane.
Le président Bola Tinubu affirme que « les sanctions imposées par la Cedeao ne seront pas allégées sans ajustements positifs du nouveau régime à Niamey, capitale nigérienne ».
L’organisation ouest-africaine a toutefois rappelé dans un communiqué jeudi soir que sa position restait « claire » et que les « autorités militaires au Niger doivent restaurer l’ordre constitutionnel immédiatement en libérant et en réinstallant dans ses fonctions le président Mohamed Bazoum », déchu lors du putsch le 26 juillet.
Mardi, l’Algérie, influent voisin du Niger, avait proposé un « plan de transition de six mois » avant un retour à l’ordre constitutionnel.
La Cedeao a imposé de lourdes sanctions économiques au Niger depuis fin juillet et a brandi plusieurs fois la menace d’une intervention militaire.
Raymond Nsimba

