La durée de la transition pourrait être révisée en cas d’amélioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso, confronté à la menace djihadiste depuis 2015. C’est l’annonce faite par le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de la junte militaire, dans un discours télévisé vendredi 1er avril.
Pour le président de la transition, aucune fixation ne doit être faite sur la durée de trente-six mois retenue pour la transition. « J’invite les partenaires du Burkina Faso et la communauté internationale à accompagner et à soutenir le peuple burkinabè dans sa lutte contre le terrorisme afin que soient réunies le plus rapidement possible les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et sécurisées », a dit le colonel Damiba.
Pourtant, la Cédéao a, lors de son dernier sommet, indique qu’elle est préoccupée par la durée de 36 mois proposée par les nouvelles autorités du Burkina Faso. L’organe sous-régional veut un « délai plus acceptable ».
Le 24 janvier dernier, les militaires conduits par le colonel Damiba ont évincé Christian Kaboré, président élu, au lendemain d’une mutinerie de militaires à Ouagadougou. Mais après ce putsch, la Cédéao, qui a imposé des sanctions au Mali et à la Guinée, a épargné le Burkina Faso des sanctions.
Trésor Mutombo

