Fin des poursuites contre Maxime Makom, ex-chef de la milice anti-Balaka. Ce jeudi 19 octobre, Ahmad Khan, procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a retiré les charges retenues contre lui.
« Après avoir examiné l’ensemble des preuves et à la lumière de l’évolution des circonstances concernant la disponibilité des témoins, il n’y a plus de perspectives raisonnables de condamnation au procès, même si les accusations étaient confirmées », a déclaré le bureau du procureur.
Maxime Mokom, ancien coordinateur national des milices dites anti-balaka, avait joué un rôle clé dans un plan visant à prendre violemment pour cible la population civile musulmane en 2013 et 2014. Leur domination a donné naissance aux milices chrétiennes anti-balaka.
En août dernier, M. Mokom avait, lors d’une audience, déclaré qu’il n’avait joué aucun rôle dans les violentes attaques contre des civils musulmans en 2013 et 2014 pour lesquelles les procureurs voulaient l’inculper.
D’après lui, il était un réfugié coincé en RDC, voisine, pendant la majeure partie de la période mentionnée. Pourtant, les procureurs ont indiqué « qu’il avait coordonné le déploiement des milices et supervisé les attaques ».
En mars 2013, la Centrafrique a été plongée dans la violence lorsqu’une coalition de rebelles majoritairement nordistes et majoritairement musulmans, connue sous le nom de Séléka, ou « Alliance » en langue sango, a pris le pouvoir.
Depuis mai 2014, la CPI enquête sur les violences dans cet Etat africain. Deux procès sont en cours devant la Cour, impliquant deux autres dirigeants anti-balaka et un dirigeant de la Séléka.
Josaphat Mayi

