La paix et la sécurité. C’est autour de ces sujets que le gouvernement, l’opposition non armée et la société civile vont dialoguer du 21 au 27 mars prochain à Bangui, capitale centrafricaine. C’est ce qu’a annoncé un décret signé par le président Faustin-Archange Touadéra mardi 15 mars.
Selon le chef de l’État centrafricain, ce dialogue républicain vise à réconcilier les Centrafricains. Les médiaux locaux rapportent que les discussions se tiendront selon la feuille de route du Luanda. Selon Albert Yaloke, porte-parole de la présidence, « le dialogue aura plus de 450 participants issus des forces vives de la Nation, opposition et société civile ».
Mais pour les leaders de l’opposition, le délai de convocation est très court. Ils disent qu’ils n’étaient pas au courant avant l’annonce du décret présidentiel, a rapporté l’AFP. Pour Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre et fondateur de la COD-2020, la principale plate-forme de l’opposition, « C’est un peu précipité, nous avons des thèmes importants à aborder, je n’ai pas reçu d’invitation et, jusqu’à ce matin, ils composaient encore la liste des participants ».
« Nous voulions qu’il se déroule au mois d’avril, cela laissait plus de temps aux participants pour s’organiser », a dit Martin Ziguélé, député de l’opposition.
Le président Touadéra avait promis d’organiser un dialogue républicain après sa réélection lors de la présidentielle de 2020. Attendus en 2021, les préparatifs de ces dialogues étaient suspendus après le retrait des représentants de l’opposition.
Joe Kashama

