« Aux vœux du mouvement cœurs Unis de m’investir comme candidat aux élections présidentielles de décembre 2025, clairement je réponds oui », a déclaré le président Faustin Archange Touadéra devant les membres de son parti, à Bangui, la capitale.
Élu en 2016, Faustin Archange Touadéra a été réélu en 2020 après un examen perturbé par des groupes armés rebelles et entaché d’accusations de fraude. Ses opposants l’accusent de vouloir rester président à vie depuis l’adoption de la nouvelle constitution par référendum en 2023, qui l’autorise à se présenter pour un nouveau mandat.
L’opposition politique, notamment le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de mars 2016 (BRDC), plateforme de partis politiques et d’associations de la société civile, appelle depuis plusieurs mois à un dialogue politique avec le président Touadéra et lui conditionne sa participation aux élections.
Malgré les relances de l’opposition et l’approbation initiale du président Touadéra, aucune date n’a été arrêtée pour la tenue de tels pourparlers. Devant une faute de plusieurs milliers de sympathisants arborant des casquettes, écharpes et t-shirts bleus et blancs aux couleurs du parti MCU, M. Touadéra a décrit l’opposition comme « radicale », « incompétente » et « corrompue ».
Outre la présidentielle, les électeurs centrafricains seront également appelés à voter en décembre aux législatives et élections municipales qui ont été plusieurs fois rapportées depuis un an, faute de financement et d’une liste électorale en bonne et due forme.
La Centrafrique a connu de nombreux conflits depuis son indépendance de la France en 1960. Les violences ont diminué en intensité mais la situation sécuritaire demeure volatile notamment sur les axes routiers et dans l’est du pays à la frontière des deux Soudan
AFP/Sahutiafrica

