Le divorce entre Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, et son épouse, Simone, a été scellé jeudi 29 juin, selon un communiqué publié par l’avocat de Simone Gbagbo.
« Le divorce a été prononcé aux torts exclusifs de monsieur Laurent Gbagbo, pour adultère caractérisé et notoire, abandon de domicile conjugal et injures graves à l’encontre de Simone Ehivet Gbagbo », rapporte ce document relayé par l’AFP.
D’après Me Ange Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Gbagbo, « il reviendra à l’ancien chef de l’Etat ivoirien de renoncer à faire appel de ladite décision de divorce pour son désir devienne enfin réalité ».
En juin 2021, M. Gbagbo, 78 ans, avait, tout juste rentré en Côte d’Ivoire après dix ans d’absence au bras d’une autre femme, demandé à divorcer d’avec sa femme Simone. C’était après qu’il a été acquitté de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI).
Dans leur union, Laurent et Simone ont eu deux enfants. Ils ont formé un tandem redoutable durant le régime de Laurent Gbagbo entre 2000 et 2022. En 2021, les deux avaient été arrêtés.
La raison ? C’était pour leur rôle pendant la crise post-électorale sanglante qui a fait près de 3.000 morts suite au refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara. Simone Gbagbo avait été condamnée en 2015 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat avant de bénéficier d’une loi d’amnistie au nom de la réconciliation nationale.
Laurent Gbagbo, condamné à 20 ans de prison par contumace pour le braquage de la Banque centrale ouest-africaine lors de la crise post-électorale, a été gracié. Ce qui n’efface pas sa peine et reste radié de la liste électorale à l’approche d’élections locales prévues en septembre prochain et d’une présidentielle en 2025.
Trésor Mutombo

