Le président Cyril Ramaphosa a, lors d’un échange avec des chefs d’Etat européens, évoqué l’urgence d’organiser des rencontres bilatérales et trilatérales entre les dirigeants russes, ukrainiens et américains.
Le chef de l’Etat sud-africain assure que « ces rencontres auront pour objectif de démontrer l’engagement ferme de chacun à mettre fin à la guerre ». Actuellement à la tête du G20 Cyril Ramaphosa a échangé lundi avec Vladimir Poutine. Il s’agit du président Russe qu’il a qualifié d’allié cher et d’ami précieux, en octobre lors du sommet des Brics.
En fait, depuis l’attaque russe de l’Ukraine, l’Afrique du Sud a voté en début d’année pour la première fois une résolution de l’ONU qualifiant la guerre d’invasion totale de l’Ukraine par la Russie et réaffirmant son attachement à l’intégrité territoriale du pays.
Pour l’heure, malgré des entretiens du président américain Donald Trump avec les deux camps en une semaine, la perspective d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine semble s’éloigner. Kiev et Moscou se rejetant la faute.
D’après un message sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky est disponible pour toute forme de rencontre avec le chef de l’État russe. Pour lui, Moscou de fait traîner les choses et appelle le Sud Global à envoyer les signaux appropriés et à pousser la Russie vers la paix.
Lors des prochaines semaines, Cyril Ramaphosa pourrait entretenir des appels avec d’autres dirigeants européens, après des appels avec le Français Emmanuel Macron et le Finlandais Alexander Stubb.
Josaphat Mayi

