Après Goma, Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat congolais devenu opposant, a entamé des consultations avec des couches sociales ce mercredi 25 juin à Bukavu, une autre ville occupée par les rebelles du M23-AFC, dans l’est de la RDC.
D’entrée de jeu, l’ancien président a échangé avec les chefs coutumiers de différentes chefferies et groupements du Sud-Kivu autour de la « paix ». « Il a voulu que nous puissions nous associer à d’autres couches sociales pour militer pour la paix », ont déclaré les chefs coutumiers du Sud-Kivu, cités par nos confrères. Ils appellent les belligérants à se mettre autour d’une table pour mettre fin à la guerre.
Avant Bukavu, Joseph Kabila a séjourné durant un mois à Goma, où il a rencontré les différentes couches de la population. Objectif déclaré ? Rechercher la paix dans l’est de la RDC, selon l’ancien chef de l’Etat. Pourtant, sa démarche est mal perçue à Kinshasa. En fait, les autorités l’accusent d’être le commanditaire de la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda. Le Sénat a aussi levé ses immunités.
En brisant le silence après 6 ans de mutisme, Joseph Kabila a accusé le régime du président Tshisekedi d’être responsable de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, appelant à « mettre fin à la dictature ».
La Rédaction

