Mercredi 26 février, trois personnes ont été condamnées à perpétuité pour une double attaque au Burkina Faso en mars 2018, faisant huit morts et 85 blessés.
D’après le parquet du tribunal de grande instance de Ouagadougou, ils ont reconnu leur rôle dans cette attaque et leur appartenance à un groupe djihadiste. Ils étaient poursuivis pour actes terroristes, complicité d’assassinats et complicité de tentative d’assassinats.
Cette attaque meurtrière avait visé simultanément l’état-major des armées burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou. Selon des sources judiciaires, huit accusés ont été jugés au pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes terroristes du tribunal de grande instance de Ouagadougou, qui a rendu son verdict dans la capitale burkinabè.
Si deux autres accusés, qui finançaient les activités du groupe, un troisième qui exerçait la profession de couturier au profit des membres du groupe, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 21 ans de prison ferme. Les deux derniers prévenus ont été relaxés au bénéfice du doute.
Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à de nombreuses attaques de groupes armés djihadistes, sur la majeure partie de son territoire. Selon l’ONG Acled qui recense les victimes de conflits dans le monde, ces violences ont fait plus de 26.000 morts et près de deux millions de Burkinabè sont déplacés à cause du conflit.
En fait, le 2 mars 2018, la capitale burkinabè avait été ciblée pour la troisième fois en deux ans par une double attaque visant simultanément l’état-major des armées burkinabè et l’ambassade de France. Huit militaires ont été tués lors de cette attaque.
L’attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM selon son acronyme en arabe) était liée à Al-Qaïda. Quatre-vingt-cinq personnes avaient également été blessées et huit assaillants tués.
Josaphat Mayi

