En exil, Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), lance son propre mouvement Alliance fleuve Congo (AFC) depuis Nairobi, capitale du Kenya, et décide de s’allier avec des groupes armés, dont le M23.
Très critique à l’égard du président Tshisekedi, Corneille Nangaa se radicalise davantage. Devant un parterre de journalistes, il accuse le régime de Kinshasa d’avoir instauré un mode de gouvernance des anti-valeurs, de détournement, corruption, spoliation des biens privés et publics, tribalisme…
« Me basant sur l’article 64 de la Constitution, nous lançons, ce jour, un appel à l’union de toutes les forces politiques, sociales et militaires de la RDC, décidons d’œuvrer ensemble pour la mise en place une dynamique de la refondation de l’Etat et la résolution des causes profondes des conflits récurant pour le retour de la paix définitif de la paix en RDC », a déclaré Corneille Nangaa.
Dans des images qui circulent sur les réseaux sociaux, M. Nangaa est à côte à côté avec Bertrand Bisimwa, leader de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, selon plusieurs sources, dont les experts onusiens, et accusé d’avoir massacré plus d’une centaine de civils à Kishishe et Bambo, Est de la RDC.
En fait, Corneille Nangaa est sous le coup de sanctions américaines en raison d’allégations de corruption persistante. Si l’homme clame son innocence, le Trésor américain l’a accusé d’avoir détourné des fonds opérationnels de la Céni à des fins personnelles et politique.
Pour l’ancien président de l’organe électoral, la présidentielle du 20 décembre est « un coup d’Etat électoral ». Sa sortie médiatique intervient à quelques jours de la présidentielle. Elu en 2018, le président Tshisekedi brigue un second mandat et affronte une opposition fissurée avec deux figures de proue : Martin Fayulu et Moïse Katumbi.
Trésor Mutombo

