En RDC, la peine de mort requise contre Joseph Kabila

Vendredi 22 août, le ministère public a requis la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila, jugé par contumace devant la Haute Cour militaire à Kinshasa.

L’ancien chef de l’État est poursuivi pour crimes de guerre, trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, ainsi que pour des faits graves tels que homicides, viols et actes de torture.

Selon le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, Joseph Kabila aurait collaboré avec le Rwanda pour tenter de renverser le régime du président Félix Tshisekedi. Il est également accusé d’avoir soutenu le mouvement rebelle M23, responsable de nombreuses exactions dans l’est du pays, notamment à Goma et Bukavu.

Lire aussi :  RDC : 63 ans après, que retenir de Martyrs de l’indépendance ?

La défense politique de l’ancien président rejette en bloc ces accusations. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) parle d’une « mise en scène » destinée à écarter Joseph Kabila de la scène politique. Son proche collaborateur, Néhémie Mwilanya, a dénoncé une manipulation politique : « Manipuler l’identité d’un ancien chef de l’État, fils d’un héros national, juste à des fins politiciennes est un crime d’État. Ces plaies que l’on ouvre aujourd’hui seront difficiles à panser demain », a-t-il réagi sur X (ancien Twitter).

Outre les charges de crimes de guerre, les avocats de la République ont demandé la requalification de l’infraction en espionnage, affirmant que Joseph Kabila serait en réalité de nationalité rwandaise, né Hyppolite Kanambe. Selon eux, il aurait été adopté par Laurent-Désiré Kabila avant de prendre le nom de Joseph et de se présenter à la présidence en 2006.

Lire aussi :  RDC : que retienne les mélomanes du Général Défao, vedette de la rumba congolaise ?

 

 

Ephraïm Kafuti

Les plus lus

Discours de Mobutu du 24 avril 1990: les souvenirs du jour de l’instauration du multipartisme au...

«J’ai estimé seul devant ma conscience de tenter l’expérience du pluralisme politique dans notre pays, avec à la base le principe de la liberté...

La Guinée Equatoriale suspend plus de 300 navires illégaux

Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président, a suspendu la circulation de plus de 395 bateaux naviguant illégalement avec le pavillon de Guinée Equatoriale. C’est ce...

RDC : que pense-t-on de la restitution du reste de Patrice Lumumba par la Belgique ?

61 ans après, la Belgique a restitué le reste de Patrice Emery Lumumba, héros de l’indépendance de la RDC, lors d’une cérémonie à Bruxelles....

Afrique du Sud/Corruption : les Emirats arabes unis rejettent l’extradition des frères Gupta

Au cœur d’un scandale de corruption d’Etat impliquant l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, des frères Atul et Rajesh Gupta ne seront pas extradés des...

…la marmite des esclaves…(Carnet de Christian Gombo)

…pour mieux voir Moanda, cette ville-fleuve, ville-océan, oui Moanda, ville-poisson, ville-crabe, ville-crevette, ô Moanda ville-pétrole, ville-plage, ville-sable, sable mouvant, sable riant, sable coulant, sable...

Sur le même thème

RDC : jour du verdict du procès de Joseph Kabila

En RDC, la Haute Cour militaire doit rendre son verdict dans le procès de Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat congolais, ce mardi 30...

Soudan du Sud : Riek Machar à la barre

Ce lundi 22 septembre, Riek Machar, ancien vice-président du Soudan du Sud, a été présenté devant la justice pour un procès diffusé en direct...

RDC/Mwant-Jet : pourquoi un Procureur Général demande l’immobilisation de l’avion de cette compagnie ?

Encore un rebondissement dans le dossier Mwant-Jet. Dans une réquisition datée du 3 septembre dernier, le Procureur Général près le Parquet Général près la...

Soudan du Sud : Reik Machar inculpé pour crimes contre l’humanité, ses partisans crient au complot

Alors que Reik Machar, ancien vice-président sud-soudanais, est inculpé pour « crimes contre l’humanité », ses partisans crient au complot et dénoncent des accusations montées de...

RDC : Constant Mutamba écope de trois ans de prison

Ce mercredi 2 septembre, Constant Mutamba, ancien ministre congolais de la Justice, a été condamné à trois ans de prison pour détournement de fonds...