Le gouvernement éthiopien accuse les organisations humanitaires d’approvisionner les rebelles en armes au Tigré. C’est ce qu’a dénoncé Redwan Hussein, porte-parole du groupe de travail d’urgence du Tigré, au cours d’une conférence de presse ce jeudi 15 juillet. Il menace «d’arrêter les opérations de certaines organisations humanitaires».
Redwan Hussein affirme que «les groupes d’aide ont joué un rôle destructeur durant les huit mois des combats». Il indique que «les organisations humanitaires sont engagées dans des campagnes de propagande pour harceler et diffamer le gouvernement éthiopien».
«Addis-Abeba pourrait reconsidérer son accord avec certains d’entre eux, si les travailleurs humanitaires ne limitent pas leurs activités à l’aide et aux questions humanitaires», a-t-il déclaré les propos relayés par l’Associated press. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) accuse le gouvernement d’avoir bloqué des convois de secours qui devaient atteindre Mekele.
En juin, les rebelles du Tigré ont repris le contrôle d’une grande partie du Tigré, y compris Mekele. Addis-Abeba a décrété un cessez-le-feu unilatéral.
Ali Maliki

