«Nous exigeons un retrait complet des troupes d’Érythrée et de l’État voisin d’Amhara avant de pouvoir engager des pourparlers avec le gouvernement fédéral sur un cessez-le-feu», a annoncé le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) dans un communiqué publié dimanche 04 juillet. Le TPLF exige également la libération des dirigeants politiques ainsi que les membres de forces tigréennes en détention.
«Le gouvernement du Tigré accepterait un cessez-le-feu de principe s’il y avait des garanties à toute épreuve d’aucune autre évasion, mais qu’une série d’autres conditions devraient être remplies avant qu’un accord puisse être officialisé», a indiqué Getachew Reda, porte-parole du TPLF.
Pour lui, les Nations Unies devrait ouvrir une enquête indépendante sur les crimes commis au Tigré. Mais aussi de superviser la mise en œuvre de tout accord de cessez-le-feu. «Le gouvernement du Tigré souhaitait un accès illimité à l’aide dans la région ainsi que la fourniture complète de services essentiels», a-t-il ajouté.
Depuis novembre dernier, la région du Tigré est devenu un théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales et le TPLF. Ces affrontements ont fait plusieurs morts. D’après les Nations unies, plus de 400.000 personnes sont confrontées à la famine ainsi qu’au risque de nouveaux affrontements malgré le «cessez-le-feu unilatéral» décrété par le gouvernement fédéral.
Ali Maliki

