La crise malienne au centre des discussions à Kinshasa

Le Mali. Le sujet est au centre d’une discussion dans un restaurant à Kinshasa, capitale de la RDC mercredi 19 août. Dans la nuit de mardi à mercredi 19 août, le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné de ses fonctions et annoncé la dissolution du parlement de son pays. La situation du Mali suscite des questions à Kinshasa.

“Pourquoi alors faire un coup d’Etat aujourd’hui?” demande un monsieur dans un groupe assis autour d’une table.

Le débat est lancé. «Le président IBK n’avait qu’à laisser le pouvoir et partir», répond une autre personne. Le temps s’écoule et l’intervention de l’armée n’est pas du tout apprécier. Certains disent craindre que la situation ne donne des idées aux voisins.

Dans un  taxi sur le boulevard du 30 juin à la Gombe, une auto-radio diffuse les informations. Le coup d’Etat au Mali est encore à la Une.

Lire aussi :  RDC : Un ramadan dans un contexte sanitaire et économique difficile ?

Les avis sont partagés entre le chauffeur et deux passagers. L’homme qui se trouve à côté du conducteur soutient que “le président du Mali devait laisser le pouvoir depuis longtemps, alors que la rue s’était levée contre lui. Même les Imams lui ont demandé de partir. Alors, là, avec l’armée, il paie le fruit de son entêtement”.

Un avis que ne partage pas la cliente derrière et le chauffeur. “En Afrique, nous devons apprendre à respecter les règles et les textes. On a vu ailleurs et en France par exemple, un Président détesté par la population et en baisse dans les sondages. On ne le chasse pas du pouvoir par les armes. On le sanctionne plutôt par le vote lors des élections. Mais, pourquoi en plein XXIe siècle recourir encore à des coups d’Etat comme si nous étions encore dans les années 60”?

Lire aussi :  Hydroélectricité : les pays de la SADC s’engagent à promouvoir l’industrialisation de la région

Cette situation fait penser à beaucoup de pays en Afrique où les présidents n’ont pas beaucoup d’opinions favorables. S’il faut recourir aux coups d’Etat pour faire partir les Chefs d’Etat, pourquoi alors organiser des élections couteuses pour élire quelqu’un et en finir par des coups de forces?

Il faudrait aussi tenir compte du moral des armées ainsi que leur professionnalisation dans les missions qui sont les leurs : assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que veiller à l’intégrité territoriale. De là à avoir les appétits du pouvoir, la marge est tellement faible.

Jacques Matand’

Les plus lus

Près de 34 morts dans un accident de bus dans le centre du Kenya

Au moins trente-quatre personnes sont décédées après qu'un bus à destination de Mombasa dans lequel elles voyageaient a plongé dans la rivière Nithi le long...

Sur le même thème

Madagascar : les manifestants ne faiblissent pas la pression

Ce mardi 30 septembre, des centaines de protestataires se sont rassemblés à Antananarivo pour réclamer le départ du président Andry Rajoelina, essuyant des tirs...

Football/C1-CAF : une première difficile pour FC les Aigles du Congo

Battu par Rivers United à Port-Harcourt (1-0), dimanche 28 septembre, le FC Les Aigles du Congo de la RDC est éliminé dès le 1er...

Burkina Faso : Ibrahim Traoré confirme l’interpellation de six fonctionnaires ivoiriens

Dimanche 28 septembre, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la transition au Burkina Faso, a confirmé l’interpellation de six fonctionnaires ivoiriens pour avoir franchi...

Présidentielle au Cameroun : début de la campagne électorale

Au Cameroun, où le scrutin présidentiel est prévu le 12 octobre, la campagne électorale s’est offerte ce week-end avec les rassemblements politiques des principaux.   Le...

Ouganda : Bobi Wine célèbre la validation de sa candidature à la présidentielle

En Ouganda, l’opposant Bobi Wine a célébré la validation de sa candidature pour la présidentielle de janvier 2026 lors d’une manifestation à Kampala, la...