La junte au pouvoir en Guinée, en Afrique de l’Ouest, a mis en garde contre toute participation aux manifestations de mardi, à l’occasion du deuxième anniversaire de sa prise du pouvoir.
L’interdiction confirme l’interdiction d’un rassemblement prévu de l’opposition appelant à un retour rapide à un régime civil.
Les autorités ont publié lundi soir un communiqué réitérant un décret de mai de l’année dernière qui interdisait « les mouvements de soutien et les manifestations » sur la voie publique.
Ils ont mis en garde la population contre toute violation de cette mesure, qui, selon eux, a été prise pour « préserver la paix ». Cet État chroniquement instable est dirigé par l’armée depuis le 5 septembre 2021, date à laquelle le président Alpha Condé, le premier dirigeant librement élu du pays, a été renversé.
Face à la pression internationale, la junte a promis de rétablir un régime civil d’ici la fin 2024, soi-disant pour lui donner suffisamment de temps pour mener à bien les réformes institutionnelles.
En plus d’avoir interdit toutes les manifestations, le régime militaire a arrêté un certain nombre de dirigeants de l’opposition et engagé des poursuites contre d’autres.
Un collectif de partis et d’organisations appelé Forces Vivantes avait appelé à une marche « pacifique » à l’occasion de l’anniversaire de la prise du pouvoir.
Il a accusé la junte dans un communiqué de n’avoir rien fait pour transférer le pouvoir entre des mains civiles. Il a souligné ce qu’il considère comme un manque de progrès sur un projet de constitution, un code électoral ou un organe de gestion des élections, entre autres.
AFP/Sahutiafrica

