L’Afrique du Sud met fin au blocage d’agrumes dans les ports européens

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Ce jeudi 11 août, l’Afrique du Sud a trouvé un accord pour mettre fin au blocage de tonnes d’agrumes dans les ports européens en raison d’un conflit commercial avec l’Union européenne. 

L’Afrique du Sud, deuxième exportateur mondial d’agrumes frais après l’Espagne, a déposé plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le mois dernier quand l’UE a introduit de nouvelles exigences phytosanitaires qui, selon les producteurs, menacent leur survie. 

Pretoria indique avoir mis en place de nouveaux documents qui intègrent les nouveaux critères, permettant à plus de 300 conteneurs de passer les contrôles douaniers. Et d’autres devraient suivre. 

« Selon le nouvel accord trouvé avec l’Union européenne, les cargaisons qui ne sont pas aux normes souhaitées, peuvent subir le traitement par le froid exigé par l’UE à leur arrivée », a expliqué le ministère sud-africain de l’Agriculture. 

Mais « les agriculteurs ne recevront sans doute que la moitié des revenus attendus, puisque la plupart des conteneurs sont bloqués depuis des semaines » entraînant le pourrissement des fruits », a souligné l’association sud-africaine des producteurs d’agrumes (CGA). 

Cet accord temporaire devrait apporter un bref répit à ce secteur qui pèse près de deux milliards de dollars. 

« L’impasse actuelle a engendré plus de 200 millions de rands (12 millions de dollars) de pertes », a détaillé M. Joubert. 

Les mesures sont entrées en vigueur en juillet alors que des navires transportant des centaines de conteneurs remplis de fruits sud-africains à destination de l’Europe étaient déjà en mer, ce qui a entraîné leur blocage à l’arrivée. 

Les règles de l’UE visent à lutter contre la propagation potentielle du faux carpocapse, un parasite africain qui a un faible pour les oranges et les pamplemousses. 

L’UE exige le traitement par un froid extrême de toutes les oranges destinées aux tables européennes et un maintien à des températures inférieures ou égales à deux degrés Celsius pendant 25 jours, ce qui, selon les producteurs sud-africains, n’est pas nécessaire, le pays disposant déjà de moyens plus ciblés pour prévenir l’infestation. 

Dans sa plainte auprès de l’OMC, l’Afrique du Sud fait valoir que les exigences de l’UE ne sont pas fondées sur des données scientifiques, qu’elles sont discriminatoires et excessives. 

AFP/Sahutiafrica 

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