Tout acheminement de gaz naturel algérien livré à l’Espagne, dont la destination n’est autre que celle prévue dans les contrats, sera considéré comme un manquement aux engagements contractuels. C’est ce qu’a averti le ministère algérien de l’Energie dans un communiqué mercredi 27 avril. Et que cela pourrait aboutir à la rupture du contrat liant la Sonatrach à ses clients espagnols.
Selon le communiqué, le ministre Mohamed Arkab a été informé par message électronique, par son homologue espagnole, Mme Teresa Ribera, de la décision de l’Espagne « d’autoriser le fonctionnement, en flux inverse, du Gazoduc Maghreb Europe. Et que cette opération interviendra ce jour ou demain ».
Cette mise en garde survient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Alger et Madrid sur la question du Sahara occidental considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Et cela oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario.
En 2021, Sonatrach a fourni plus de 40% du gaz naturel importé par l’Espagne, dont l’essentiel lui parvient à travers le gazoduc sous-marin Medgaz, d’une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an.
Et une autre partie du gaz algérien arrivait jusqu’en octobre en Espagne à travers le Gazoduc Maghreb Europe (GME) passant par le Maroc. Mais Alger l’a fermé après la rupture en août de ses relations diplomatiques avec Rabat. Cela a privé ainsi le Maroc du gaz algérien qui transitait par son territoire.
La Rédaction

