Jeudi 21 avril, la junte malienne a annoncé avoir lancé un processus de transition de 2 ans, défiant la Cédéao. Cette dernière demande à Bamako d’organiser des élections censées ramener les civils au pouvoir en seize mois.
Selon Choguel Maïga, Premier ministre malien, ils ont perdu trois de discussion sans trouver un accord sur la durée de la transition.
« Nous sommes arrivés à un point où nous avons perdu trois mois de discussion et aujourd’hui nous avons décidé de ne plus attendre », a-t-il déclaré devant le Conseil national de transition, organe qui fait office de Parlement.
« A partir de cet instant nous engageons le processus de mise en oeuvre de tout le plan de la transition pour les deux ans qui ont été retenus par le président de la transition le colonel Goïta », a-t-il ajouté.
Plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n’a pas permis de régler, le Mali a connu deux coups d’Etat militaire en l’espace de neuf mois.
Suite à ces coups d’Etat, le Mali fait l’objet de lourdes sanctions économiques décidées par la Cédéao, un embargo qui viole les propres textes de l’organisation, selon M. Maïga.
Mervedie Mikanu

