Mercredi 30 octobre, la justice malienne a annoncé l’ouverture d’une enquête contre un responsable d’un syndicat des prisons qui a tenté de renverser la junte au pouvoir.
Dans un communiqué publié, le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité invoque un enregistrement devenu viral sur les réseaux sociaux dont l’auteur serait le commandant Daouda Konaté. D’après le procureur, des menaces d’atteinte à la sûreté de l’Etat sur fond d’appel à un soulèvement populaire en vue de renverser les institutions de la République sont prononcées dans l’audio.
« Le document contient également des propos portant atteinte au crédit de l’Etat, des propos diffamatoires et mensongèrement attribués à des autorités publiques », a-t-il dit.
En fait, le Mali est plongé dans une grave crise sécuritaire et multidimensionnelle depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. Visé par cette enquête, le commandant Daouda Konaté est porté disparu depuis vendredi. C’est après des critiques contre les autorités.
D’après une source syndicale, M. Konaté est détenu par les services de renseignement. La source indique qu’un autre syndicaliste, Famoussa Fomba, travaillant comme infirmier à la prison de Bamako est également porté disparu.
Au Mali, depuis la prise du pouvoir par les militaires en 2020, plusieurs dissidents ont été enlevés et maintenus au secret. C’est pendant plusieurs jours au moins avant d’être présentés à la justice ou éventuellement relâchés.
Josaphat Mayi

