Les opérations financières de la Banque mondiale sont temporairement suspendues au Mali. «La Banque a temporairement mis en pause les décaissements de ses opérations au Mali pendant qu’elle suit et évalue de près la situation», a déclaré un porte-parole de la Banque mondiale à l’AFP vendredi 04 juin. Une décision qui intervient après un nouveau coup d’État dans le pays.
Une source confie que cette décision a été prise «conformément à la politique de la Banque applicable à des situations similaires». Les sanctions internationales se multiplient contre le Mali. Jeudi 03 juin, la France a annoncé la suspension de ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes. Elle attend des garanties sur un retour des civils au pouvoir à l’issue d’élections prévues en février 2022.
Le Mali est également suspendu des instances de la Francophonie. Mais le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) les programmes de rétablissement de l’ordre démocratique. Et exige à «la nomination d’un Premier ministre civil». Mais «d’un gouvernement inclusif».
La Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta chef de l’État. Mais aussi président de la transition censée ramener les civils au pouvoir. C’était après la démission de Bah N’daw, ancien président de la transition et de Moctar Ouane, son Premier ministre. Ils étaient arrêtés avant d’être contraints à démissionner. D’après les sources, ces deux anciennes personnalités de la transition ont été assignées à résidence surveillée.
Trésor Mutombo

